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Le sentier du Rorota
La commission Hygiène et santé vous invite à participer à la randonnée qu’elle organise le Samedi 1 Mars 2008 à 8h30. (Participation de 2 €/personne - contacter
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) Situé entre Rémire-Montjoly et le port de Dégrad des Cannes, on y accède par la route des plages. Quelques centaines de mètres après l'auberge des plages (située sur la gauche, en bordure de mer) et 100 m avant La Baie des Iles, également sur la gauche. Laisser votre voiture au bout de la rue, après le lac. Le sentier part sur la gauche. Ce circuit permet une approche facile et agréable de la forêt Guyanaise. Le sentier est escarpé et serpente autour du massif du Mahury (149 m), en longeant des lacs. Comptez environ 2h de promenade (à allure modérée) pour boucler les 3,4 km du parcours circulaire. Le sentier du Rorota est situé sur le Mont Mahury, d’abord habité par les amérindiens puis exploiter par le jésuites (production de sucre et de café), il fut l’une des principales sources d’approvisionnement en eau potable de Cayenne. En 1862, le Gouverneur Tardy de Montravel fit construire des retenues d’eau pour alimenter la citerne du Fort Cépérou et les fontaines publiques.
Le long du parcours, vous trouverez 3 lacs de retenues d'eau qui servaient autrefois à alimenter la ville de Cayenne. Actuellement, ces retenues alimentent Rémire-Montjoly. Les réseaux de La Comté et du Rorota sont interconnectés et desservent les 5 communes de Cayenne, Rémire-Montjoly, Matoury, Macouria et de Montsinery-Tonnegrande.
Histoire
L’ensemble industriel dit usine du Rorota, plus connue aujourd'hui sous l’appellation de rhumerie Prévot, a été fondé en 1935 par Georges Prévot qui acheta pour 1000 F.
2 hectares de la parcelle Céïde. Cette parcelle a 200 mètres de façade est-ouest pour une profondeur de 100 mètres. En 1939, face aux besoins croissant de rhum (la guerre fut bénéfique pour les rhumiers), et de sucre, il acheta 16 hectares 2715 ares de terre à la colonie pour un prix fixé à 500 frs l'hectare. Sur ces terrains jouxtant son usine, il développa la culture de la canne. De 1939 à 1945, l'usine relança la production de sucre (elle en fournira jusqu' à 184 tonnes par an). La rhumerie Prévot fut une des rares distilleries de Guyane à réussir à se maintenir jusque dans les années 80 (elle a fermé en 1988) : à ce moment là, elle employait 26 personnes (d'origine haïtienne et sainte-lucienne), consacrait 55% de sa production à l'exportation et 45% à la consommation locale. Elle produisait les rhums La Cayennaise, Le Cœur de Chauffe, Les Trois-Lacs et La Cayennaise-rhum vieux.
Etat : établissement industriel désaffecté ; mauvais état. Pour information Dans l’île de Cayenne, le Conseil Général assume la gestion de trois espaces naturels de proximité :
Des sentiers pour la randonnée pédestre
Responsable du Plan départemental d’itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR), le Conseil Général accompagne la pratique de la randonnée sur tout le territoire de la Guyane.
En savoir plus ...
Anciennement Armire, d'après un toponyme d'origine amérindienne, Rémire fut fondé en 1652. Le cœur du territoire étant la montagne Mahury. Rémire connût des fortunes diverses, originellement, les amérindiens occupaient cette partie de la Guyane avant d'être repoussés par les colons dont Rémire fût le premier point de chute. Cette contrée fût successivement occupée par les français, les hollandais, les anglais, avant de devenir définitivement française. Entre le 17ème et le 18ème siècle, la région connaîtra une mise en valeur à travers des habitations comme Loloya où l'on cultivait la canne et autres denrées vivrières.
Avec les départs des jésuites qui avaient fondé la paroisse s'amorce son déclin accentué par la révolution de 1789, la promulgation de l'abolition de l'esclavage et l'accroissement du centre administratif de la Guyane. Au 19ème siècle, le relèvement économique se fera avec trois grandes habitations dont la principale est celle de Mondélice, en 1830 elle est la plus grande sucrerie de la Guyane.
En 1879, la loi sur les municipalités permet la création de la commune de Rémire. Le premier maire Eugène PAJOT sera élu en 1880. La première pierre de l'ancienne Mairie sera posée le 08 septembre 1892, date commémorée par la fête annuelle de la commune.
A cette époque, seront construites : une église - une école - des routes et l'eau courante acheminée du Rorota vers Cayenne.
Au début du 20ème siècle, l'activité de Rémire est exclusivement agricole. Avec la culture de la canne à sucre qui se développe, quelques distilleries voient le jour (Prévot - Giennie - Saccharin).
L'éruption de la montagne Pelée en Martinique fera naître un mouvement de solidarité dans la population de Rémire qui accueillera 317 personnes sur un terrain de 94 hectares, pris derrière le domaine de Montjoly. Cette colonie pionnière se consacrera essentiellement à l'agriculture de subsistance et deviendra le principal fournisseur en produits frais du marché de Cayenne.
Plus tard, seront édifiées, une église et une école, premier pas de l'infrastruture urbaine d'une communauté qui allait former un bourg : Montjoly - aussi importante que celui de Rémire.
La création de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Moulin à Vent autour du nouvel hôtel de ville, inauguré en 1993, sert de trait d'union entre les bourgs de Rémire et de Montjoly et marque un nouveau départ pour cette commune si étendue.
Photos :
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